
Retour sur le Café Mortel du 6 novembre 2025.
Le 6 novembre dernier, l’une de nos collaboratrices a pris part à une soirée organisée au Quai 22 au centre de Namur, en partenariat avec le CAL (Centre d’Action Laïque), ANA (Avec nos aînés) et ENEO, dans le cadre de la 2ᵉ Semaine Mortelle.
Retour sur cette soirée pas comme les autres, riche en échanges et en réflexions autour de la mort et de ses multiples facettes.
Trinquons à la mort
Un « café mortel » est une rencontre informelle où l’on échange librement, autour de la mort, du mourir et de tout ce qui s’y rattache. Ces moments sont souvent initiés à la suite d’une projection de film ou d’une représentation théâtrale, servant de déclencheur aux discussions.
L’objectif est clair : briser les tabous et offrir un espace où chacun peut exprimer ses pensées, ses peurs, ses étonnements ou ses expériences liées à la fin de vie, dans un climat chaleureux et respectueux. Les échanges couvrent une large palette de thèmes : de la préparation des funérailles à l’accompagnement du deuil, en passant par les croyances personnelles sur l’après-vie.
Il s’agissait du quatrième événement de ce type auquel nous participions.
Une vingtaine de personnes ont partagé leur vécu, leurs réflexions, parfois même des prises de conscience ou des transformations liées à des décès. Certains ont confié leur ressenti face à une mort qui approche, d’autres leur besoin de liberté et leur soif de vivre. D’autres encore, touchés par les témoignages, ont trouvé l’élan pour mieux mettre en mots ce qu’ils traversent.
Ce fut un moment riche et authentique, nourri de partages sincères, où des questions éthiques et pratiques ont émergé, donnant toute sa profondeur à l’expérience.






Et si on enterrait les enterrements classiques ?
Après ce moment empreint d’intimité, place fut donnée à la conférence de Cléo Duponcheel, connue sous le nom de Croque Madame. Elle exerce un métier qui suscite autant de curiosité que de fascination : celui de croque-mort.
Mais loin des clichés sombres et austères associés à cette profession, Cléo y insuffle légèreté, humour et humanité. Son entreprise porte d’ailleurs un nom à son image : Croque-Madame, clin d’œil pétillant à une activité qu’elle réinvente.
Son credo ? Réimaginer les funérailles. Non pas comme une suite de rituels figés, mais comme des cérémonies uniques, fidèles à la personnalité de celui ou celle que l’on célèbre. Car si la vie réserve des surprises, pourquoi la mort ne pourrait-elle pas en offrir aussi ?
Avec délicatesse et franc-parler, Croque Madame bouscule les codes traditionnels et ouvre la voie à des formes nouvelles et alternatives de cérémonies funéraires.